Galères de transports et Salar d´Uyuni...Et puis adieu la Bolivie !

Après notre passage à Sucre, nous décidons de reprendre la route en direction de Potosi pour attraper un bus pour Uyuni et aller découvrir le Salar.
Arrivés a Potosi, on ne s´arrète que pour trouver notre bus. Tout d´abord, on tombe sur un gros relou (les gens nous prennes à part pour nous dire qu´il est dangereux, ça commence bien !). Ensuite, je vais aux toilettes publiques (que je voulais éviter par tous les moyens...mais pas le choix) et une Cholitas ouvre la porte alors que je suis dedans ! Lorsque je reviens, Bruno a une super nouvelle a m´annoncer, il a trouver un bus, mais... y´a pas de places assises... Ok, et c´est combien d´heures déjà le trajet ? 6 heures debout, oui, pas de problème !
On vous passe les maux de dos, de bras, de pied, de tout en fait, et le sol dégueulasse quand on capitule et qu´on fini par s´asseoir par terre ! Heureusement on rencontre une famille super sympa qui nous prête 2 sièges pendant une heure et puis rebelotte. Bruno propose qu´on joue aux portraits chinois pour faire passer le temps et la douleur (d´ailleurs y´en a qui on participé malgrès eux...je pense à Tim, Françoise, Michel, Camille, Louise, Anne, Mathilde, Tiffanie, Simon...bref faut nous excuser, on avait pas le choix, fallait que ça passe !

Enfin, après ces interminables heures, nous arrivons à Uyuni.
La ville n´a rien d´extraordinnaire, nous espérons que le Salar vaut le coup !
On doit se lever tôt pour trouver une agence afin de visiter le Salar...et puis la flèmme, trop fatigués ! On se réveille donc beaucoup plus tard que prévu et on s´installe à la térrasse de l´hotel pour le petit déjeuner. Bruno, sans trop y croire, va voir au cas où dans l´agence qui est collée à notre hotel et là... La dame nous demande ce qu´on souhaite exactement et nous propose un bon prix en nous expliquant qu´il y a un 4x4 qui part dans une demi heure...nickel, on signe !

Une fois dans le Salar, on en prend plein la vue. On apperçoit enfin une Vigogne (depuis le temps que je voulais la prendre en photo !).

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On commence par s´arrêter prendre un petit coca dans un café en sel...la classe ! Et je vais même visiter les toilettes de sel...moins la classe, mais quand même !

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Puis on est repartit, on s´arrête devant un hotel en sel qui est placé à l´entrée du salar et 5 personnes viennent avec nous pour la suite de l´aventure. Ils sont Japonnais, ne parlent pas espagnol, mais parlent super bien anglais, c´est dommage, parce nous on a perdu tout notre anglais !!!

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Traversée du Salar jusqu´à un superbe volcan plein de couleurs. Y´a des flammands roses et des champs de Lamas (et moi qui rêvais de m´asseoir au beau milieu de centaines de Lamas ! Par contre, décidément, les caméléidés, c´est pas son truc à Bruno (p´tit clin d´oeil au Maroc !!!).
Pic nic devant ce magnifique tableau !!!

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Après s´être extasié devant l´immensité du Salar, la beauté du paysage, la rencontre avec les lamas et vigognes, Bruno s´est extasié devant le formation du sol en pentagones et hexagones...(ah, ces scientifiques !!!).
                                                                               

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Ensuite nous avons repris la route pour visiter l´île aux cactus qui trône au beau milieu du Salar et nous avons pu appercevoir la queue d´une viscache (pour ceux qui n´on pas suivi la rubrique animaux, c´est une espèce de marmotte), elle est visiblement la seule habitante de l´île !

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A la fin de la journée, nous avons fini par copiner avec nos compagnons de route, quelques bribes d´anglais nous sont revenus et le langage des signes, ça marche vachement bien !!!

Après cette très belle journée, nous sommes revenus a Uyuni pour préparer notre départ (décollage à 5H30) le lendemain pour Tupiza (sud, sud de la Bolivie).
De bon matin, nous sommes prêt à quitter l´hotel à l´heure (et oui, on était à l´heure !), quand on se rend compte qu´il est fermé, et oui ah cette heure là tout le monde dort !
Alors on hésite mais on voit l´heure qui passe et on se décide à crier dans tout l´hotel : un "POR FAVOR" qui réveille tout le monde. Il nous reste 5 min pour courir avec nos sacs (à 5h30 du mat´) pour attraper notre bus qui est en train de partir...on a eu chaud !

On est tranquillement installés dans le bus depuis une petite heure et demi, quand...le bus s´arrête et se gare aux cotés d´autres bus...qu´est ce qui se passe ???

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Y´a quelqu´un qui nous explique que le rio a grossi avec les nouvelles pluies et qu´il faut donc attendre qu´il désemplisse...ah, mais ça va prendre combien de temps ? Oh bah je ne sais pas, mais vous savez nous on attend depuis cette nuit, il faut attendre qu´il y ait du soleil.
A la fois ébaït devant cette patience et a la fois sceptique et un peu inquièt, on décide de monter dans la coline. D´en haut, on voit mieux ce qui se passe et on profite du paysage.

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Au bout d´un certain temps, on voit un bus vert arriver au loin dans notre direction. Au début, il fait comme les autres bus, il se gare mais personne ne descend et puis..d´un seul coup, d´un seul, il redemarre a fond de cale en direction du rio. A ce moment là, y´a une cinquantaine de personnes qui courent pour voir la scène et là, sans aucune hésitation, le bus franchit le rio sous les applaudissements de la foule en délire !!!!

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On le surnomme le bus héro ! (enfin Bruno et moi).
Un défi est lancé pour les autres bus, ils ne veulent pas perdre la face, alors on coure vers nos bus respectifs et c´est parti !!! La seule petite apréhension qu´on a avec Bruno, c´est qu´on a le bus le plus minable de tous et surtout il est tout petit ! Bonne surprise, il hésite un peu, maos il passe, et c´est reparti !

On fait une halte a Atocha (une ville Bolivienne entre Uyuni et Tupiza) pour changer de bus et surprise...on se retrouve dans le bus héro ! (il ne peut plus rien nous arriver !!!).
Avant de monter dans le bus on a 10 min pour manger et aller aux toilettes. Je décide donc de tenter l´expédition toilettes, mais je refuse toujours d´aller aux toilettes publiques, alors je part dans la ville à la recherche d´un coin tranquille. Je trouve un petit recoin, je n´est pas le choix il n´y a que ça et au moment ou je m´apprête à faire pipi, je me rend compte qu´il y a un énorme cochon rose qui a élu domicile ici !!! Un peu en colère parce qu´il m´a surprise et aussi parce qu´il va falloir que je retourne dans ces foutus toilettes publiques, je rebrousse chemin.
Pendant que j´attends plus que patiamment que quelqu´un se décide à sortir des toilettes, une cholitas entre, et sans que j´ai le temps de réagir, elle s´accroupi et pisse sur moi et mes compagnonnes de toilettes, vive les toilettes publiques !!!!!!!!!

Après cet épisode pipi, nous reprennons la route pour Tupiza dans notre superbe bus et alors que de jolis paysages défilent


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...notre bus tombe en panne !
Et nous voilà en plein cagnard, au milieu dont ne sais où !
Alors au début on y croit : "non mais c´est juste l´histoire de 5 minutes, y´en a bien un qui va rapidement trouver la solution à cette p.... de mécanique" !
Et puis finalement au bout de 4 heures...bah on commence á se demander où on va dormir, ce qu´on va manger...Et aussi pourquoi personne n´appelle de mécano au bout de tout ce temps...comment ça fonctionne ici, est- ce si tu tombes en panne sur la route, on te laisse mourir de soif et de faim là ???  

Y´a pas de photos de notre désarrois, mais vous pouvez l´immaginer...

Du coup, a force d´attendre et d´avoir de faux espoir de redémarrage, on a fini par s´intérresser au dessous du bus...on était prêt a tout pour trouver ce foutu problème ! Et le calme des boliviens dans ces cas là est complètement décontenancent !

Finalement un mécano est venu a notre rescousse. Le plus énervant c´est de se dire, qu´il n´a pas mis plus d´une demi heure à réparer le car.
Nous avons donc enfin pu reprendre la route et... on a fini par arriver à Tupiza (c´était à ne plus y croire !)


Suite et fin de l´aventure :

De Tupiza, nous devions rejoindre la frontière Bolivienne à Villazon et passer un premier contrôle douanier. Le premier se passe bien, vite, efficace, ok, ça roule ! Presque trop facile pour être vrai !
En effet, le deuxième, à la Quica, côté Argentin a été fidèle a un passage de frontière : chiant, long, et presque révoltant !
Nous avons attendu 6h d´abord sous un soleil de plomb (5h), puis ensuite sous une pluie de gros orage (1h). Le plus révoltant, ce sont les douaniers qui fument tranquillement leurs clopes en te regardant crâmer, puis tranbler de froid de leurs fenêtres. C´est a se demander comment les gens (y compris nous), faisons pour supporter sans rien dire ! Y´avait des enfants et des vieux dans cette énorme queue et tout le monde subissait le même sort !!!
Au bout d´un moment, l´énervement commençait sérieusement à monter, j´ai été voir un garde (un jeune qui a essayé d´éviter mon regard, du genre, mais qu´est ce qu´elle me veux celle là ???).
De mon Espagnol magnifique, je lui ais dit : "Tengo una pregunta, porque esperamos aqui sin advensar ???" Il m´a répondu (pas très fièr quand même), "si, si " en regardant la queue.
Alors j´ai regardé la queue aussi et j´ai dit :"bah, no, no" et il m´a dit (encore moins fièr ) : "jo voy a ver". Non mais !!!
Je suis revenu vers Bruno assez remontée de cette petite gue- guerre avec le douanier et là ça donnait a peu près ça :
"C´est pas possible, on ne peut pas traiter les gens comme ça, ils se prennent pour qui, c´est quoi cette administration, on a jamais vu ça, alors là Bruno jte l´dis, on va chanter, pt´être que ça va les faire réagir, et si ça ne marche pas, on va leur foutre le consulat Français au cul !!!"

Voilà, Bruno a bien temporisé, du coup : ni chansons, ni consulat...mais ils ont eu chaud parce que la guerre était déclarée !!!!

Vous en avez marre de cette histoire, vous pensez que c´est fini, et bien nous aussi on le pensait...
MAIS NON !!!
Bien installés dans le cars, enfin au chaud, en sécurité, bien quoi, on s´endort bien tranquillement en pensant se réveiller à l´arrivée à Salta...et...le car s´arrête. Il est minuit et des poussières, on ouvre à peine les yeux et puis au bout d´une demi heure, on commence à se demander vraiment ce qu´il se passe (et un car à l´arrêt s´est inconfortable pour dormir).
Et puis y´a un gendarme tout vétu de kaki, qui entre et fait une annonce : tout le monde descend, contrôle douanier (de la brigade des 3 croix, le truc qui inspire bien confiance !!!).
Bon, bah c´est reparti pour un tour ! On descend tous dans un froid glaciale, ça tremblait de partout là dedans, on vide toute la soute et chacun prend son bagage, on fait la queue (on commence à se demander si ce n´est pas un rituel en Argentine !!!).
Nous sommes juste avant noel, tout le monde a des sacs ultra chargés et les gendarmes n´hésitent pas à tout ouvrir et à tout fouiller et là, c´est festival, y´a des jouets qui volent dans la salle, d´autres qui sont jetés violemment par terre et qui sont gardés par les douaniers.
Nous on ne comprend pas tout ce qui est en train de se passer, mais on commence à avoir les boules qu´ils défassent nos sacs, qu´ils gardent des choses qui nous sont précieuses...
Finalement, on passe devant monsieur le gendarme et là, de la peur, nous passons à la honte :

Le gendarme : "d´ou venez vous ?"
Nous : "de France".
Le gendarme : "vous êtes tous les 2 français ?"  
Nous : "oui"
Le gendarme : "vos passeports"
(sans les regarder)
"allez y"
Et nous tremblant et un peu rouge, on s´est empressés de sortir.

Conclusion : quand on est français, on ne peut pas faire de trafic de quoi que ce soit, on est forcément honnêtes et sages... 

Vrai fin de l´aventure :

C´est sur ces dernières et inoubliables expériences que nous avons dit adieu à la Bolivie.
Pour conclure, la Bolivie est un magnifique pays, les cars sont souvent merdiques, les habitants d´une patience incroyable et inégalable et nous, un peu triste de lui dire au revoir  ! 

 











 
 







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